Maternité

Le 4e trimestre de grossesse -ou postpartum-

Ça y est, je touche à la fin du cycle de la grossesse en terminant ce quatrième trimestre de grossesse. Car oui, les trois mois suivants l’accouchement est un trimestre à lui seul tellement il y a encore de changement – autre que l’arrivée du bébé bien sûr -. Tout comme l’allaitement, je trouve que c’est un sujet dont on entend peu parler. Et pourtant, je le trouve réellement important dans cette période de chamboulement intense. Même si, tout comme la grossesse c’est une expérience propre à chacune, je vais te partager la mienne.

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La première chose à quoi je pense quand j’entends «post-partum» c’est ma chute de cheveuxc’est futile, je le sais mais bref -. Heureusement que j’ai une bonne tignasse de cheveux en quantité et épaisseur parce que je te jure que sinon je serais véritablement chauve. Je perds des cheveux toute la journée, dès que j’y touche tu peux être sur que je vais en avoir dans les doigts. Je les sens glisser dans mon dos ce qui est hyper désagréable, et surtout, je les retrouve par terre. Tu pourrais me suivre à la trace rien qu’en regardant le sol chez moi. J’ai donc bouché l’aspirateur et la douche plusieurs fois avec la quantité de cheveux que j’ai perdu. Merci la chute d’hormones.

Pour rester sur le plan physique, mon post-partum a été difficile pendant environ 2 mois. Lors de mon accouchement, j’ai eu une déchirure quasi-complète comme je l’ai évoqué dans mon article sur mon accouchement. Cela a été vraiment douloureux pendant un bon moment et je ne le souhaite à personne. Au début, je ne pouvais pas rester debout plus de cinq minutes, mais je ne pouvais pas rester assise non plus sans que ça ne me fasse mal. J’étais bien seulement en position allongée, et encore, ça me lançait quelques fois. Je me suis donc armée de patience et de doliprane – parce que faut pas déconner non plus -, et j’ai attendu que tout cela cicatrise tranquillement. Physiquement, mon post-partum a été plus difficile que l’accouchement en lui même.

Les fameuses tranchéesmerci le terme barbare – , ou les contractions post-accouchement ne m’ont pas fait très mal. J’ai eu mal pendant 2/3 jours lorsque j’allaitais mais pas plus que ça. J’avais tellement mal à ma déchirure que je pense que je ne sentais même pas ces contractions. Je n’ai d’ailleurs pas saigné longtemps après mon accouchement. J’ai dû porter les grosses serviettes hygiéniques pendant 2 semaines, et je n’avais quasiment plus de saignement après ça.

N’ayant pris que très peu de poids durant ma grossesse – merci les nausées pendant les premiers mois (article ici et ici) – j’étais revenue à mon poids de départ en rentrant de la maternité. Mon ventre est parti dans sa quasi totalité en un petit mois. Par contre, j’ai gardé une peau détendue pendant plus de deux mois, et j’ai toujours un petit ventre aujourd’hui – paraitrait-il que c’est dû à l’allaitement – vraiment localisé en bas de mon abdomen. J’ai également gardé de formidables cicatrices appelées vergetures sur le bas de mon ventre, qui sont arrivées deux semaines avant l’accouchement. Elles commencent seulement à s’atténuer depuis quelques semaines, et ne sont plus douloureuses lorsque je les touche.

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Sur le plan mental, je dois avouer que je n’ai pas ressenti de grandes différences depuis que j’ai accouché. Je n’ai pas eu de sautes d’humeur ou autre pendant ma grossesse, et cela n’a pas changé. Alors bien sur, la fatigue a tendance à jouer un peu – beaucoup – sur le moral une fois passé les premières semaines de bonheur après l’arrivée de mon bébé. Il m’est déjà arrivé de pleurer de fatigue, après des nuits et journées infernales qui ne se finissaient pas. Ajouter à cela le fait d’allaiter qui est aussi fatiguant, c’était un peu difficile certains jours – un article arrivera prochainement sur mon expérience d’allaitement -. Je n’ai pas fait de baby blues dans le sens ″négatif″ de l’expression. Mais j’ai pleuré de bonheur quelques jours après être rentrée de la maternité en voyant mon chéri avec notre fille dans ses bras, chez nous. «La chute d’hormones ?!», qu’il m’a dit en rigolant un peu.

J’ai mis deux bons mois à prendre une routine qui convenait à ma fille, au travail de mon conjoint, et à moi-même. Nous étions pas mal en déplacement au début car nos familles habitent assez loin de chez nous, et nous voulions la présenter à tout le monde, mais aussi aller voir nos parents régulièrement. Je me suis adaptée aux besoins et rythme de ma fille et j’ai organisé ma vie autour, en respectant ses périodes de sommeil et d’éveil. Je ne me suis pas mise la pression si elle n’avait pas pris son bain à 21h30, ni quand elle ne dormait pas à 2 heures du matin, et je pense que cela m’a aidé à prendre mes marques tranquillement.

Et enfin l’un des trucs le plus cool une fois que l’on a accouché – sans compter bébé évidemment – c’est de pouvoir redormir sur le ventre. Je ne peux même pas exprimer à quel point ça fait du bien de pouvoir redormir sur le ventre, même si les nuits sont très hachées. Une fois les douleurs de l’accouchement passées, le bonheur de pouvoir se tourner dans tous les sens, marcher sans avoir mal quelque part ou tanguer, c’est vraiment le top. Comme quoi, il n’y a pas que des points négatifs au post-partum.

Pour ma part, le post-partum n’a pas été la période la plus cool de la grossesse. Elle a été difficile surtout par rapport à ma cicatrisation, mais si je fais abstraction de ça, je dois dire que cela s’est plutôt bien passé. Je me suis rendue compte tout de suite que j’étais maman, ce qui a facilité les choses je pense, et je dois avouer que j’ai un bébé qui est plutôt calme et qui pleure très peu. Tout le parcours de grossesse se termine maintenant, pour laisser maintenant place à l’évolution de mon bébé.

le quatrième trimestre de grossesse

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2 commentaires

  1. […] sont donc importants si vous ne voulez pas avoir la peau inconfortable qui tiraille. Déjà que le post-partum n’est pas facile, alors autant éviter de rajouter des petits problèmes que nous pourrions […]

  2. […] y a quelques temps, j’avais fait un bilan de mon quatrième trimestre de grossesse. Dans ce dernier trimestre, je parlais notamment de ma perte de cheveux qui ne finissait pas, et […]

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